Dernière mise à jour: 16/05/2017

Procréation medicalement assistée et DPI: ICSI

Dès que le test DPI est prêt, vous revenez en consultation chez le médecin-généticien et le gynécologue spécialiste de la fertilité. Ce dernier vous prescrit un traitement de procréation médicalement assistée (PMA).
Vient ensuite l’entretien avec la conseillère en fertilité, qui parcourera tout le traitement PMA préscrit avec vous.


La procédure FIV/ICSI en bref

Lors d’une fécondation in vitro, l’ovocyte n’est pas fécondé par le spermatozoïde dans la trompe de Fallope, mais en dehors du corps de la femme, dans une éprouvette de laboratoire (« in vitro » signifie littéralement « dans un verre »).
Pour le DPI, nous utilisons toujours la technique de fécondation appelée ICSI ou micro-injection, c.-à-d. que nous injectons un spermatozoïde dans chaque ovocyte.
Ensuite, l’éprouvette est placée dans un incubateur, qui reproduit au mieux les conditions de l’utérus.

Nous vous proposons ci-dessous un bref aperçu des différentes étapes d’un traitement FIV/ICSI.
(Pour une description complète, rendez-vous sur www.CRG.be)


Votre cycle menstruel naturel est temporairement remplacé par un cycle médicalement contrôlé. En même temps, vous recevez des hormones pour stimuler vos ovaires. Le but de ce traitement est de stimuler le développement d’un grand nombre d’ovocytes.

Important - Suivez bien les instructions

Le traitement FIV comporte un faible risque d’hyperstimulation ovarienne, qui se caractérise par l’accumulation de liquide dans la cavité abdominale. Ce problème nécessite parfois une hospitalisation. Nous vous invitons donc à suivre très scrupuleusement les instructions du gynécologue spécialiste de la fertilité et du Monitorage. En effet, cette équipe met tout en oeuvre pour obtenir un maximum d’ovocytes de qualité moyennant un minimum de risque d’hyperstimulation ovarienne.

Important - Plus de rapports sexuels non protégés

En tant que patiente DPI, il vous a déjà été demandé de ne plus avoir de rapports sexuels non protégés dès le début du développement de votre test. Nous souhaitons ainsi éviter toute grossesse spontanée, dont le foetus pourrait être atteint par la maladie.
Nous réitérons cette demande encore plus instamment durant cette période de stimulation: n’ayez aucune relation sexuelle non protégée entre la semaine qui précède le traitement de stimulation et la semaine qui suit la ponction ovocytaire.

Grâce aux analyses de sang, nous estimons au mieux le moment de l’ovulation. Juste avant ce moment, nous prélevons les ovocytes matures en ponctionnant les ovaires au moyen d’une fine aiguille creuse. C’est ce que nous appelons la ponction ovocytaire, une intervention qui se déroule en hôpital de jour.

Dépistage obligatoire de l’hépatite B et C, du HIV et de la syphilis

A chaque nouvelle tentative de FIV/ICSI, nous réalisons un dépistage de l’hépatite B et C, du HIV et de la syphilis. En effet, une directive européenne nous y oblige: nous devons connaître les résultats des dépistages viraux de tous les patients dont les ovocytes, spermatozoïdes, embryons sont manipulés dans le laboratoire et ceci, avant le début de chaque cycle de traitement.
L’homme et la femme doivent donc presque toujours être présents le jour de la ponction. La présence du candidat père n’est pas nécessaire dans les cas où la fécondation est effectuée avec du sperme congelé ou avec le sperme d’un donneur.

Fécondation des ovocytes par ICSI

Pour la fécondation, nous utilisons la technique ICSI/micro-injection, ce qui signifie que nous injectons un spermatozoïde dans chaque ovocyte. En effet, c’est cette technique qui fournit le plus d’embryons et qui court-circuite au mieux les problèmes lors de l’analyse génétique des cellules embryonnaires, car 90 % des ovocytes recueillis et fécondés deviendront des embryons.

La biopsie embryonnaire

Une biopsie consiste à prélever des cellules provenant d'un des embryons in vitro. Pour ce faire, nous disposons (depuis peu) de deux options:

 
Option n°1

Le troisième jour qui suit la fécondation, nous prélevons une (ou deux) cellule(s) pour l’analyse génétique. Pendant que le diagnostic est posé sur la (les) cellule(s) prélevée(s), le développement des embryons biopsiés se poursuit dans l’incubateur, jusqu’au cinquième jour.

Option n°2

L’introduction de nouvelles techniques nous permet désormais de réaliser le dépistage génétique le cinquième jour suivant la fécondation. Dans ce cas, nous prélevons sur les embryons un fragment de trophectoderme, qui nous fournit plus de cellules, et donc plus de matériel ADN.
Comme l’analyse de ce matériel prend plus de douze heures (et qu’il est préférable de replacer les embryons le 5e ou le 6e jour suivant leur fécondation), nous congelons les embryons biopsiés.

Après l’analyse: résultat possible pour chaque embryon

  • « sain » en ce qui concerne l’anomalie génétique recherchée et de bonne qualité morphologique;
  • « sain » en ce qui concerne l’anomalie génétique recherchée et de mauvaise qualité morphologique;
  • l’embryon présente l’anomalie recherchée et est de bonne ou de mauvaise qualité morphologique;
  • dans le cas du typage HLA: embryons compatibles HLA vs embryons « sains », mais non compatibles HLA;
  • pas de diagnostic posé.

Les embryons génétiquement sains et de bonne qualité morphologique entrent en considération pour être replacés dans l’utérus. Cette intervention, connue sous le nom de transfert d’embryons, nécessite une hospitalisation de courte durée.

Options n° 1 & 2 – après la biopsie du 3e jour

Nous connaissons les résultats de l’analyse génétique le 5e jour. Soit nous replaçons un ou deux embryon(s) sélectionné(s) pendant le cycle en cours et nous congelons les embryons surnuméraires.
Soit nous congelons tous les embryons pour un replacement ultérieur, lors d’un cycle non stimulé.

Option n° 2 – après la biopsie du 5e jour

Nous congelons tous les embryons pour un replacement ultérieur,
lors d’un cycle non stimulé.

Quels embryons?

  • Nous replaçons uniquement des embryons jugés « normaux » après l’analyse génétique.
  • Les embryons dont l’analyse génétique s’est révélée anormale ou n’a pas fourni assez d’informations n’entrent pas en considération pour le replacement. Si, dans l’un ou l’autre cas exceptionnel, nous replaçons malgré tout un embryon de ce type, nous vous demandons au préalable de signer un consentement distinct.

Combien d’embryons?

Nous replaçons un ou deux – et parfois trois – embryons sains dans l’utérus.
Ce chiffre est dicté par la législation en la matière. Les facteurs déterminants sont l’âge de la femme et le nombre de cycles de traitement déjà suivis.
Mais il va de soi que la qualité et le statut génétique des embryons jouent également un rôle, de même que le nombre d’embryons disponibles.

Mais, si nous transférons un ou deux embryons durant le cycle en cours, nous pouvons aussi congeler les embryons surnuméraires de bonne qualité. Ainsi, si la première tentative de grossesse n’aboutit pas ou si vous souhaitez un deuxième enfant, nous pourrons utiliser ces embryons congelés lors d’un cycle ultérieur.
C’est vous qui décidez du sort des éventuels embryons surnuméraires (conservation par congélation ou non). Cette décision sera consignée dans un contrat, avant le début du traitement. (Voir aussi Détails pratiques).

Douze jours environ après le transfert d’embryon(s), un test de grossesse par prise de sang est prescrit.

Vous pouvez demander à votre médecin traitant de faire cette analyse. Dans ce cas, vous devez nous transmettre les résultats. Autrement dit, vous saurez après deux semaines environ si l’embryon transféré s’est implanté dans l’utérus et, donc, si vous êtes enceinte.

Si vous n’êtes pas enceinte…

Nous fixons un rendez-vous de suivi avec votre gynécologue spécialiste de la fertilité en vue d’analyser votre traitement et de discuter d’autres examens et traitements possibles.

Vous êtes enceinte…

Nous prévoyons encore une échographie de contrôle six à sept semaines après le transfert de l’embryon. Vous pouvez aussi passer cette échographie de contrôle ailleurs mais nous vous demandons une nouvelle fois de nous en transmettre les résultats.
Nous vous invitons également à la clinique DPI afin de discuter des pour et des contre d’un diagnostic prénatal de contrôle (biopsie du trophoblaste ou amniocentèse).